Un chauffe eau pour douche et eau chaude au camp

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Un chauffe eau pour douche et eau chaude au camp

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Un projet original et formateur pour tous les acteurs du camp

Le fait d’améliorer considérablement les conditions de la toilette et de les rendre si attrayantes que se laver devient un jeu. Adultes et enfants peuvent ainsi participer au projet, un bon moyen de motiver les campeurs, de disposer d’une eau chaude en quantité non négligeable pour les douches et utilisations diverses (cuisine, vaisselle, linge...)
Cet ouvrage est formateur il faut être rigoureux et méthodologique. C’est un bon moyen d’apprendre à travailler plusieurs matériaux, d’assimiler des notions de base en bricolage. Un équipement original et plaisant pour le camp qui procure une réelle satisfaction et cohésion de groupe au terme de sa fabrication.
Le fait que cet équipement nécessite un minimum de matériel, d’outillage et de temps, à moins que vous ne disposiez du nécessaire sur place, il est préférable d’effectuer un montage avant le séjour et de s’assurer de son bon fonctionnement. Alors, « Chaud devant ! A vos outils ! »

Les outils

Le nécessaire pour couper et fixer le bois (scies, marteau, tournevis, pointes, vis, chevilles bois...).
Le nécessaire pour couper, fixer et raccorder la plomberie (scie ou disqueuse, clefs, joints, cintreuse et poste à souder si besoin pour le cuivre et le métal, de quoi tarauder si les embouts des tubes ne sont pas filetés).
Le nécessaire pour fixer la bâche à défaut d’ossature bois (œillets, agrafes, brelages...).
L’indispensable : 1 mètre, 1 crayon, une équerre, 1 niveau, 1 cutter, 1 jeu de clefs, 1 jeu de tournevis, 2 ou trois marteaux, des gants et lunettes de protection...
Une dose de savoir-faire.

Le matériel

MATÉRIELLÉGENDE
Un terrain en légère pente de préférence. 1
Deux bidons de 200 L :
1 réserve d’eau froide (plastique ou métal)
+ 1 réserve d’eau chaude (métal).
2
Deux palettes, des poteaux de bois, chevrons tasseaux pour confection des supports bidons et de la douche. 3
Cinq à sept mètres de tube de cuivre recuit mou en diamètre 20 pour confection du serpentin. 4
Trois tubes de fer d’un mètre, filetés aux extrémités pour raccorder les tuyaux souples au cumulus et au serpentin. 5
Cinq mètres ou plus de tuyau souple d’arrosage. 6
Quatre raccords pour tuyau souple d’arrosage. 7
Une pompe ou un gonfleur avec un embout métal ou isolé de la chaleur. 8
Six raccords femelles avec joints d’étanchéités à monter sur les bidons cuivre.(Si les raccords ne conviennent pas, prendre des colliers de serrages, moins efficaces mais dépannent toujours). 9
Deux robinets ou vannes pompier. 10
Une pomme de douche et sa fixation sur la cabine. 11
Une bâche ou toile pour habillage de la cabine douche ou habillage bois avec la volige. 12

« Comment ça marche ? »

Un serpentin de cuivre prend la chaleur d’un feu et l’eau qui y circule vient peu à peu chauffer l’eau d’une sorte de « cumulus ». Cette installation exige des tests pour ne pas devoir faire la mise au point pendant le camp, là où il serait impossible de trouver certains éléments qui assureraient le plein fonctionnement.

Les éléments principaux sont 2 gros bidons industriels d’une contenance d’environ 200 L ou moins selon les besoins. On prendra, un bidon en plastique pour constituer une réserve d’eau froide qui alimente par le haut le second en métal comme réserve d’eau chaude « cumulus ».
En bas du cumulus, un circuit de chauffage prend la chaleur du feu de bois grâce au raccord d’un serpentin hélico-spiral en cuivre mou puis l’eau chauffée revient au bidon par le haut.

Il existe une circulation naturelle qui s’établit grâce à l’effet thermosiphon car l’eau chaude est plus légère que l’eau froide. Cependant, dans le but d’accélérer cette circulation, tout spécialement en cas de surchauffe qui conduirait à la création de vapeur bouillante, une « pompe » est installée. Et en cas d’eau trop chaude, cette dernière peut être régulée par la vanne de vidange de la réserve d’eau froide.

Un deuxième circuit est installé à partir du bas du bidon « cumulus », par un tube de métal fileté en ses deux bouts pour être raccordé d’un côté au bidon et de l’autre à un tuyau souple assez long qui va à la douche.

L’étanchéité des raccords sur le « cumulus » constitue la principale difficulté technique de ce système de douche. Les raccords des tuyaux de cuivre et des tuyaux souples sont difficiles à réussir à cause de la chaleur qui ramollit énormément les tuyaux souples et qui rend les colliers de serrage inopérants.
Le problème peut être résolu en prévoyant suffisamment de distance de tubes et de tuyaux souples pour raccorder les bidons entre eux, la pompe, l’arrivée et la sortie du serpentin au foyer. Une longueur minimum d’1 m de tube en fer (le fer conduit nettement moins bien la chaleur que le cuivre) en sortie de « cumulus » et le foyer est judicieuse pour y raccorder le tuyau souple et de préférence un tuyau qui résiste bien à la chaleur. Le mieux est d’utiliser des flexibles raccordés pour une meilleure isolation thermique et une bonne étanchéité mais qui sont beaucoup plus chers.

Vers le haut du « cumulus » est branchée une prise d’air qui permet de le pressuriser ou de le purger et ainsi de chasser l’eau vers la pomme de douche. Cette mise en pression présente l’avantage de retarder un peu l’apparition du phénomène d’ébullition redouté dans le serpentin sur le feu. Pour cette mise en pression, il faut que le couvercle du « cumulus » ferme de façon hermétique (les barils en métal sont adéquats).

Lorsque le feu fonctionne de matière stable c’est simplement la pression par la chaleur, la pompe et la pente de terrain qui régulent l’écoulement. Un robinet d’arrêt de douche est également installé pour réguler ou stopper cet écoulement.
Le fait de placer l’équipement sur un terrain en pente ou de confectionner des supports pour surélever les bidons en amont avec une douche en aval, limite, voir évite le pompage et la perte de charge dans le circuit.
Lorsqu’un doucheur a terminé, il peut s’avérer nécessaire de compléter le niveau d’eau par le bidon d’eau froide et on veillera à ce que le feu continue de chauffer régulièrement.
Après essaie, il peut être intéressant d’isoler le « cumulus » pour mieux garder la chaleur de l’eau. La première chose à faire est d’isoler le bidon du sol.

Feu et serpentin

Quelques mots sur le serpentin. Il doit être de forme hélico-spirale. Cette forme permet une mise à plat en « galette » qui se range fort bien dans une malle. Il faut un diamètre interne de l’ordre 16 à 20 mm et la longueur totale du tube de cuivre sera d’environ 7 m.
Le feu doit être alimenté régulièrement et souvent de bois qui brûlent rapidement. Les cycles « feu étouffé - feu emballé » doivent absolument être évités. En cas d’emballement du feu, il faut activer la pompe pour éviter l’ébullition et le danger de la création de vapeur qui pourrait provoquer des brûlures sérieuses. On test l’eau avant de se doucher.

La cabine de douche

Pour la cabine de douche, il existe plusieurs possibilités.
Quatre piquets reliés par un cadre au sommet peuvent recevoir une bâche. On peut choisir de laisser la vue au doucheur ou de monter plus haut que sa tête. Il est possible également de monter une très bonne cabine de douche en ossature bois.

Une claie et un système simple d’évacuation d’eau au sol (rigole) est indispensable sinon après quelques douches le bain de pied est assuré.

Enfin, le point de fixation pour recevoir le tuyau est à prévoir. Sans ce dernier, le tuyau se plie et coupe l’arrivée d’eau.

Le temps

Il faut compter une bonne journée pour les bons bricoleurs. Le temps impartit avant de prendre votre première douche dépendra également du nombre de personnes et leur habileté à réaliser cet ouvrage.

Le budget

Le coût est variable et non excessif, la majorité du matériel peut être issu de la récupération de chacun ou chez des professionnels.

Pour aller plus loin.

Pour plus de confort, une vielle baignoire que l’on trouve généralement auprès d’un éleveur à proximité du camp vous permettra de prendre un bain.
A consommer avec modération en fonction du nombre de douches à prendre. D’autant plus que cette variante n’est pas gage d’une bonne démarche environnementale en fonction des ressources en eau sur le site.

On peut également se servir de cette eau chaude pour les usages quotidiens, pour la cuisine, la vaisselle et le linge.
On peut aller encore plus loin dans le perfectionnement, en plaçant un serpentin comme résistance dans ce cumulus pour constituer un véritable poêle chauffe eau avec le foyer dans un compartiment inférieur. Cela nécessite un peu plus de savoir-faire.

Sources :
Par Jahier, V. (n.d.). Un chauffe eau pour douche et eau chaude au camp & Wapiti, (n.d.). Se doucher au camp.

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