Macrophotographie et biodiversité

Photographier les plantes et les insectes dans leur milieu naturel Voir descriptif détaillé

Macrophotographie et biodiversité

Photographier les plantes et les insectes dans leur milieu naturel Voir descriptif détaillé

La photographie peut permettre d’effectuer un travail d’observation, d’identification et de classification de la biodiversité, avec un impact minimal sur celle-ci. Cet article portera sur la technique photographique en général, mais en particulier sur la macrophotographie qui permet de photographier facilement plantes, insectes et autres petits animaux.

Si les photographies sont bien faites, il sera aisé d’identifier plantes et animaux photographiées à l’aide d’une clé d’identification. Les photographies peuvent en outre aider à compléter un herbier : certaines parties des plantes ne peuvent pas être conservées, d’autres ne peuvent pas être prélevées pour des raisons de protection de la flore, par exemple dans certains parcs nationaux ou pour des espèces particulières.
Enfin, les photographies obtenues pourront être appréciées pour leurs qualités esthétiques ! Et pourquoi pas réaliser un album de la faune et de la flore ?

Coléoptère
Coléoptère photographié dans le Para, au Brésil

1- Quel matériel emporter ?
Il est possible de faire des macrophotographies avec n’importe quel appareil ; la plupart des appareils compacts ont une fonction « macro » et peuvent donner des résultats pas trop mauvais. Cependant, c’est plus difficile et les photos n’atteindront pas une qualité extraordinaires... Pour faire des macros, mieux vaut être muni d’un appareil de type reflex.
Le choix des objectifs : il existe des objectifs spéciaux pour la macrophotographie. On peut aussi se munir d’une lentille additionnelle appelée « bonnette » qui se place entre l’appareil et l’objectif.

2- Que prendre en photo ?
Pour ce qui est des plantes, selon le moment de l’année, on pourra voir des feuilles, des fleurs, des fruits, des graines, ou parfois rien de tout ça. L’idéal est de prendre une photo de chaque partie qu’on aura pu identifier : fleur, feuille, fruit, graine, écorce. Notons qu’il peut également être utile de photographier la plante en entier dans son milieu naturel.
Les insectes et autres petits animaux, tels que les arachnides, se trouvent facilement, surtout en période estivale.
Le choix du sujet est important, en particulier

3- Les réglages de base
Une fois le sujet choisi, il ne suffit pas d’appuyer sur le bouton en haut à droite ! Bien sur, il est toujours possible d’utiliser un mode macro automatique, notamment si l’on a pas eu le temps de faire des réglages. Mais il est préférable d’utiliser le mode manuel. Trois variables en particulier sont très importantes :

- La sensibilité ISO : c’est la sensibilité à la lumière du capteur numérique (ou du film pour un appareil argentique). Plus l’ISO est élevé, plus le capteur est sensible à la lumière, mais attention ! Des ISO trop élevés font perdre en qualité d’image.
La sensibilité ISO varie selon les appareils de 100 à 1800, certains montent à 3600 ou plus.

- Le temps de pose : C’est la durée d’ouverture de l’obturateur. Plus la durée est longue, plus on capte de lumière. Mais encore une fois, attention ! En cas de trop faible luminosité, on a besoin d’un temps d’exposition un peu long, et on risque d’obtenir une image floue, à moins de travailler avec un trépied... Ce qui n’est pas évident dans la nature. C’est pourquoi il est essentiel d’avoir une bonne lumière en macrophotographie, ce qui permet de travailler avec des temps de pose réduits. 1/100 de secondes, c’est déjà beaucoup. Parfois il y a du vent, ce qui complique énormément le travail.
Le temps de pose est exprimé secondes ou fractions de secondes (par exemple 1/250).

- L’ouverture du diaphragme : plus le diaphragme est ouvert, plus la lumière entre. Mais l’ouverture du diaphragme joue aussi sur la profondeur de champ : plus c’est ouvert, plus la profondeur de champ est courte. c’est à dire qu’on va avoir une courte distance sur laquelle l’image sera nette, et le reste sera flou. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, car une petite profondeur de champ permet de faire ressortir le sujet, mais il peut être important d’avoir le sujet net en entier, surtout si on veut l’identifier.
L’ouverture est indiquée par un chiffre : plus le chiffre est petit, plus le diaphragme est ouvert.

D’autres réglages importants : en extérieur, la balance des blancs devra être réglée sur « soleil », « ombre » ou « nuageux » selon le temps qu’il fait et l’emplacement du sujet.

Vous n’êtes pas obligés de toujours tout régler manuellement. Par exemple, vous pouvez choisir l’ISO et l’ouverture, et utiliser un temps de pose automatique en fonction de la luminosité disponible. En macrophotographie, la luminosité change énormément d’un endroit à l’autre, même sur une petite zone. Néanmoins, pour certains sujets il sera nécessaire de choisir le temps de pose. De plus, laisser l’appareil choisir le temps de pose peut vous jouer des tours quand vous débutez (par exemple si vous choisissez un ISO trop bas, le temps de pose choisi sera trop élevé, et votre photo sera floue). Mieux vaut s’habituer dans un premier temps à effectuer tous les réglages.

4- En pratique
Alors, comment ça se passe ? Tout d’abord on va se promener gaiment dans la nature ! A noter que vous n’avez pas absolument besoin d’être en pleine nature, n’importe quel parc peut faire l’affaire, vous y trouverez des plantes et même des insectes, surtout en période estivale. Mais c’est en pleine nature que vous trouverez bien sur le plus de sujets.

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