La lutte contre les Espèces Exotiques Envahissantes sur l'île de La (...)

Les espèces appelées « espèces exotiques envahissantes » (EEE) sont considérées comme la première cause de perte de la (...) Voir descriptif détaillé

La lutte contre les Espèces Exotiques Envahissantes sur l'île de La (...)

Les espèces appelées « espèces exotiques envahissantes » (EEE) sont considérées comme la première cause de perte de la (...) Voir descriptif détaillé

Les invasions biologiques : contexte et problèmes liés à l’insularité.

Pendant des millions d’années, la dérive des continents a participé à la formation de véritables barrières géographiques limitant le flux d’espèces d’un continent à un autre. Ce phénomène a alors permis l’évolution de différents taxons vers une spéciation et une augmentation de la diversité biologique. Les espèces ne pouvant se mélanger, seuls certains évènements naturels ainsi que des processus de dispersion très lents pouvaient permettre un brassage génétique.
Cet équilibre est néanmoins rompu dès les premières migrations humaines et le besoin d’échanger matières végétales et animales à travers les différents continents.
L’homme est donc devenu l’acteur principal des invasions biologiques, non seulement par le transport de propagules et d’espèces animales, mais également par les profondes modifications qu’il a imposé aux écosystèmes, rendant aptes ces derniers à accueillir les espèces ne pouvant s’installer sans ces modifications (Joly et Pascal, 2010 ; Vitousek, 1997).

Les Espèces Exotiques Envahissantes vont affecter les écosystèmes par le biais de divers mécanismes. Parmis eux, on peut citer la prédation, des changements dans la compétition inter-spécifique (entre différentes espèces) et la compétition directe pour les ressources, la transmission de maladies et le croisement avec les populations animales ou végétales locales conduisant au développement d’hybrides et à la perte de l’intégrité des espèces endémiques (Kairo et al, 2003). D’un point de vue économique, les impacts sont considérables.

Le contexte spécifique de l’île de La Réunion, et plus généralement des milieux insulaires, induit un impact renforcé des EEE. En effet, lorsqu’une espèce introduite entraîne une diminution drastique de l’effectif d’une ou plusieurs espèces indigènes, un phénomène qualifié de « bottlenek » ou « goulot d’étranglement » peut subvenir et affecter la structure génétique de ces populations. La fragmentation des populations naturelles en sous populations peut finalement mener à une diminution de l’adaptabilité de ces dernières face à des changements environnementaux et les rendre donc plus vulnérables.

Bilan des espèces indigènes, introduites et envahissantes de la flore vasculaire et des vertébrés terrestres et d’eau douce de La Réunion

Afin de lutter contre ces espèces invasives et ainsi, protéger les écosystèmes de La Réunion, les experts mettent en oeuvre des stratégies. Que les espèces soient introduites de façon intentionnelle, autorisée ou non, ou encore non intentionnelle, ces stratégies visent à mettre en place un système de gestion complet, coordonné et efficace qui protège la biodiversité indigène des menaces causées par les espèces invasives.

Une île abritant de nombreuses espèces invasives.
Certaines des espèces introduites volontairement ou non sont potentiellement dangereuse pour les espèces de la faune ou de la flore locale.

2010 : Un objectif ambitieux et totalement nouveau sur l’île est lancé.

La biodiversité de l’île de La Réunion est donc menacée, il est important d’agir et qu’une concertation entre les différentes structures gérant les espaces naturels ait lieu.
En juillet 2010, les acteurs et financeurs d’actions de lutte à La Réunion décident de s’unir pour un projet commun. Le POLI ( Programme Opérationnel de Lutte contre les Invasives) est mis en place. Ce programme est l’outil pratique permettant d’organiser et de suivre la mise en oeuvre de 13 actions regroupées en 4 axes qui sont :

  • Prévenir l’introduction de nouvelles espèces invasives,
  • Lutter activement contre les espèces introduites nuisibles,
  • Sensibiliser, communiquer, éduquer et former à différents niveaux,
  • Gouverner et animer la stratégie.

La coordination de l’ensemble du programme est assurée par le Service Eau et Biodiversité au sein de la DEAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). A chaque action correspond une fiche descriptive appelée « fiche action ». Chaque fiche action est pilotée par une structure qui mandate une personne-ressource. A noter que ces fiches actions sont évolutives et peuvent donc être modifiées au cours du temps, par exemple, quand d’autres actions apportent des résultats qu’il faut inclure à l’action en cours. Ce programme est établi pour une durée de 3 ans (2010-2013) ; le bilan servira de support pour la rédaction du prochain programme opérationnel.

Représentation schématique des actions du POLI.
D’après le Parc National de la Réunion, DIREN Réunion, Conseil Régional, Conseil Général de La Réunion et ONF, 2010. Stratégie de lutte contre les espèces invasives à La Réunion. Ed. Parc National de La Réunion. 97p.

Ce programme est bien entendu toujours en cours de déroulement. Cependant, certaines démarches ont pu être effectuées et il est intéressant de pouvoir en faire un bilan à mi-parcours. Une des actions terminées en 2011 a été particulièrement intéressante. Elle a permis de :

  • Faire un bilan des actions de lutte effectuées par les partenaires entre 2007 et 2010 ainsi que les moyens investis par ces derniers.
  • Analyser les objectifs de ces actions de lutte par rapport aux espaces et aux espèces concernées en précisant la typologie des ces actions.
  • Identifier les difficultés, manques et des besoins rencontrés par les gestionnaires pour permettre une évaluation correcte des actions menées.
  • Proposition d’un protocole de suivi simple permettant d’effectuer un bilan annuel des actions menées et de leur efficacité.

Cela consiste dans un premier temps à lister les différentes actions de lutte réalisées sur l’île de La Réunion au sein du site classé Parc National ainsi qu’en dehors, par tous les partenaires concernés. Pour se faire, une grille d’enquête a été réalisée afin de recueillir de manière standardisée les données qui seront recueillies au cours de l’étude. Il n’est pas intéressant ici de faire le listing de l’ensemble des actions de lutte qui se sont déroulées à La Réunion entre 2007 et 2010 tant le contenu est important et non nécessaire à la bonne compréhension de l’étude. Mais il est intéressant de s’attarder sur les problèmes et contraintes rencontrés par les acteurs. Comment juger de la bonne efficacité d’une action ? Quels paramètres faut-il prendre en compte ? Les techniques utilisées sont-elles les mêmes pour les différentes structures environnementales ? Le protocole proposé devrait permettre de généraliser l’évaluation des actions de lutte et le retour sur expérience, ainsi qu’un compte rendu des résultats de la part de tous les gestionnaires participant à des actions de lutte contre les espèces invasives.

Durant 6 mois, il a donc fallu prendre rendez-vous avec toutes les structures participant ou finançant des actions de lutte contre les espèces invasives afin de discuter des problèmes que ces derniers ont pu rencontrer. Toutes les remarques ont été prises en compte et nous avons pu discuter d’éventuelles solutions, ou plutôt d’amélioration des méthodes utilisées.

Problèmes et contraintes rencontrés par les gestionnaires.

    • Difficultés d’établir un suivi technique.

Actuellement les méthodes de suivis n’ont pas encore été normalisées et on observe une forte hétérogénéité dans la prise des données par les agents de terrain. Ces derniers prennent des notes de la méthode employée selon leur propre initiative et on constate même parfois l’absence totale de notes écrites.
D’autre part, le manque de suivi dans le temps des parcelles traitées rend l’évaluation difficile. L’objectif principal d’une lutte étant d’empêcher la recolonisation par l’espèce concernée ou par d’autres espèces invasives d’un site dégagé, il serait donc nécessaire de mettre en oeuvre une normalisation de la prise des données permettant un suivi précis de ces actions avec des passages en contrôle réguliers des chantiers d’actions de lutte selon une méthode à définir.

Echantillonnage de la faune aviaire
Mise en place de filets de piégeage pour la technique de capture-marquage-recapture

Concernant la faune, l’estimation du degré d’invasion est plus difficile à définir que pour la flore et nécessiterait des protocoles de suivi ( par exemple : marquage avec capture-recapture) afin d’étudier la dynamique des populations. Celui-ci a été mis en oeuvre dans le cadre du programme réalisé par la SEOR ( Société d’Etudes Ornithologiques de la Réunion) sur la population de rats à la Roche-Ecrite avec un suivi du succés de reproduction du Tuit-Tuit (oiseau endémique de La Réunion) composé d’un passage tous les 10 à 20 jours sur 7 mois. Il serait intéressant d’utiliser davantage ce type de suivi indirect. L’étude du taux de survie d’une espèce à protéger peut donc être un bon indicateur de l’efficacité de la lutte mis en oeuvre contre son prédateur

Echantillonnage de la faune aviaire
Mesure d’une aile


echantillonnage de la faune aviaire
bagage de l’individu

Il apparaît donc nécessaire que le gestionnaire s’assure, avant d’engager une action de lutte sur un site donné, de la disponibilité des moyens financiers et humains permettant d’engager ce suivi, même si cela doit impliquer la réduction des surfaces traitées.

    • Difficultés d’établir un bilan financier.

Il est très difficile d’établir un bilan financier des actions de lutte tant la diversité des habitats au sein desquelles les actions de lutte sont mises en oeuvre est grande. De plus, la diversité des missions réalisées sur une même parcelle est telle que les dépenses relatives à la lutte peuvent être imputées sur différentes lignes budgétaires : Lutte contre les espèces invasives, restauration de milieu, aménagement de sites d’accueil etc. La question est alors de savoir s’il est possible de quantifier la part du coût financier consacrée à l’arrachage manuel d’espèces invasives lorsqu’un financement est attribué dans un but plus général de restauration.

De plus, pour estimer le plus précisément possible les coûts et bénéfices de la lutte et ainsi, définir un coût global, de nombreux paramètres seraient à prendre en compte. Il serait notamment nécessaire de :

  • Réaliser une enquête sur la fréquentation (nombre de visites par personne), la provenance exacte des usagers des sentiers de randonnées permettrait de calculer des coûts de transport pour évaluer plus exactement cet usage.
  • Etablir une saisie cartographique précise des foyers d’invasion et des campagnes de saisie à des pas de temps réguliers afin de mesurer l’efficacité de la lutte/prévention. Actuellement, le faible niveau de suivi cartographique sur les zones où des actions de lutte ont été mises en oeuvre rend l’évaluation de la progression ou de la régression des invasions difficile à estimer. Les méthodes de calcul et de récolte des données sur le terrain sont top hétérogènes pour permettre un calcul des aires d’expansion potentielles.
  • Prendre en compte l’accessibilité du chantier de lutte
    • Un échange de savoir-faire technique insuffisant.

L’importante diversité des techniques de lutte employées pour une même espèce peut révéler un manque d’échange de savoir-faire entre les différents gestionnaires de l’île, ainsi qu’un manque de normalisation des techniques employées. Ainsi il apparaît que certaines espèces traitées ne bénéficient pas d’une méthode jugée comme efficace. En plus d’un protocole normalisé permettant de centraliser les données des différents acteurs, ainsi qu’un bonne évaluation des actions de lutte, il semblerait indispensable de mettre en place des réunions régulières destinées aux acteurs d’actions de lutte ainsi qu’aux agents de terrain afin d’effectuer un bilan annuel des actions mises en place et discuter de leur efficacité.
La normalisation des méthodes de lutte peut être effectuée grâce au système de notations des techniques de lutte établie par Jean Hivert (2003). Ainsi, chaque méthode jugée efficace est notée par une lettre et fait l’objet d’une présentation sous forme de fiches techniques.

    • Tenir compte des périodes de lutte optimales.

Actuellement, un chantier de lutte est conditionné par la date de mise à disposition des crédits financiers et la disponibilités des agents de terrain. De telles contraintes ne permettent pas de cibler au mieux la période d’intervention la plus favorable et d’optimiser les chances de succés des actions de lutte engagées. Il est ,par ailleurs, important de connaître le plus précisément possible les périodes de fructuation et de floraison de l’espèce à traiter afin d’agir durant la période la plus favorable à son amoindrissement. En effet, il sera par exemple souhaitable d’intervenir avant la fructification pour éviter la dissémination accidentelle de graines. Pour la faune, le besoin de connaissances concerne également l’espèce (ou les espèces) que l’on souhaite protéger en luttant contre l’espèce invasive.

    • Tenir compte des caractéristiques biologiques de l’espèce contrôlée.

Il est important de s’intéresser aux traits de vie de l’espèce à contrôler. Des données relatives à la biologie de l’espèce telles que sa dynamique de dispersion sont importantes. Celles-ci intègrent une connaissance étroite de son aire de répartition, son taux de dispersion et l’estimation de l’aire maximale que pourrait occuper l’EEE à long terme. Il est également nécessaire de prendre en compte les données qualitative et quantitatives sur le développement d’une espèce telles que sa croissance, sa germination, sa reproduction (propagation par graines, fragmentation des tiges racinaires, reproduction végétative, etc). Le succés d’une introduction (et donc la difficulté de lutter contre une espèce exotique envahissante) est aussi fonction d’aptitudes à la tolérance et à l’adaptation qui dépendent de la diversité génétique et de la plasticité phénotypique de la population introduite.

    • Problème de l’estimation du degré d’envahissement du milieu traité.

Le problème majeur rencontré lors des entretiens avec les acteurs consiste dans l’absence d’estimation de l’état d’envahissement d’une parcelle ou d’un milieu avant la mise en place d’une action de lutte. Il n’a pas été possible dans la plupart des cas d’obtenir un degré d’envahissement à un temps t0. Concernant l’ONF, l’importance du volume d’actions entreprises est telle que seule des données concernant le budget annuel, l’espèce concernée, l’année du programme, le descriptif de l’action, le lieu, l’habitat et la surface traitée ont pu être récoltées.

recensement du longose (Hedychium gardnerianum)
Difficile de juger de l’état d’invasion d’une plante invasive lorsqu’une multitude d’espèces s’amoncellent sous nos pieds...Ci dessus : Technique des quadras

Protocole de suivi proposé

Grâce aux entretiens avec les acteurs et financeurs d’actions de lutte, il a donc été possible d’identifier les problèmes et de réfléchir sur la façon dont nous pouvions y remédier. Un protocole de suivi a été mis en place à partir des différentes remarques recueillies et devra être validé par le comité de pilotage du POLI. Celui-ci pourrait, à long terme, être mis en ligne et relié à une base de données géoréférencée tenue à jour régulièrement. Certains paramètres comme le degré d’envahissement pourront s’inspirer de techniques d’estimation déjà existantes. Les habitats renseignés seront les 20 grandes unités d’habitats réunionnais définis par Strasberg et al (2006). Il s’agira ensuite d’y inscrire les informations recueillies telles que des commentaires sur la technique de lutte employée, l’éventuelle perception d’une reprise de l’invasion, des propositions de l’opérateur pour améliorer la méthode de lutte, etc.
Il pourrait être judicieux également d’ajouter à ce protocole une partie « coordonnées GPS » afin de recueillir les informations concernant les zones exactes concernées par des actions de lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Avec le temps, le protocole de suivi pourra être retravaillé et amélioré en fonction des nouvelles techniques définies.
Il serait intéressant qu’un bilan des actions ai lieu vers le mois de juin et juillet chaque année, pour que ces bilans puissent servir aux décisions d’allocations de financements qui sont déterminés au mois de septembre.

Le protocole de suivi proposé est le suivant.

Protoole final de suivi des actions de lutte proposé à l’issu de l’étude.

En bref...

La perte de biodiversité provoquée par les invasions biologiques est un phénomène préoccupant à La Réunion qui frappe tous les milieux. De plus, le nombre d’espèces exotiques envahissantes ne cesse d’augmenter chaque année malgré l’augmentation de l’intensité de la lutte active. Cependant, une prise de conscience a lieu actuellement chez les professionnels de l’environnement et de nombreuses initiatives de recherche et de gestion sont développés.
Depuis 1990, les opérations allant à l’encontre du développement de ces espèces invasives se sont multipliées pour devenir une composante majeure de la gestion forestière dans les années 2000.
Malgré tout, les méthodes employées actuellement manquent de normalisation : les gestionnaires n’ont pas le temps suffisant, ni les outils adéquats pour une bonne récolte de toutes les données nécessaires pour que l’évaluation de l’action de lutte soit correcte.

Cette première étude centralisant l’ensemble des interventions depuis 2007 propose donc des mesures d’amélioration afin d’optimiser l’évaluation des opérations futures. Les résultats obtenus lors de cette étude sont des outils qui devraient permettre de réajuster les techniques et les opérations mises en place, même si, pour certains chantiers, toutes les mesures ne sont pas transposables.

A l’avenir il paraît indispensable de :

  • Renforcer la législation et la réglementation concernant l’introduction d’espèces envahissantes,
  • Améliorer le réseau d’observation de nouvelles espèces sur le terrain en développant davantage la prévention (détection précoce et lutte précoce),
  • Utiliser les connaissances scientifiques actuelles et les techniques développées comme par exemple l’estimation d’un degré d’envahissement, la typologie des habitats employées ou encore des études déjà existantes comme celle de Claire Micheneau et Victor Duffourc (2009) intitulé « Evaluation économique des programmes de lutte contre les EEE à La Réunion - Guide méthodologique »,
  • Centraliser les données relatives au suivi des actions de lutte et que cells-ci soient accessibles en temps réel par les différents gestionnaires (mise en ligne de la grille d’évaluation),
  • Normaliser les outils de récolte des données sur le terrain afin que les même méthodes soient utilisées par tous les gestionnaires.

Les moyens investis et le nombre d’interventions concernant les actions spécifiques à la lutte contre les espèces envahissantes et à la transformation d’un peuplement constitué majoritairement d’exotiques vers une restauration d’espèces indigènes, voir de reconstitution des habitats, sont très importants et en augmentation depuis 2007. Ceci témoigne d’une importante prise de conscience du danger que représentent les invasions biologiques.
Une sensibilisation générale à également eu lieu concernant l’utilisation de méthodes utilisant des produits chimiques et on assiste actuellement à un retour vers des techniques plus « vertes ».
Une nouvelle phase d’actions contre les invasives pourrait s’ouvrir en poursuivant la politique de recherche visant à développer et à favoriser la lutte biologique qui est une méthode peu coûteuse et alternative aux méthodes habituelles.

Toutes ces améliorations à apporter ne permettront pas d’enrayer le phénomène des invasions biologiques bien trop étendu et trop complexe mais fournissent des outils afin d’agir avec plus d’efficacité pour tenter de maintenir les invasions et ainsi, sauvegarder les écosystèmes Réunionnais.


BIBLIOGRAPHIE.

Hivert, J. 2003. Plantes Exotiques Envahissantes : Etat des méthodes de lutte mise en oeuvre par l’Office National des Forêts à La Réunion. Saint-Denis La Réunion - Edité avec l’aide financière du Conseil Régional et de l’Union Européenne. 319 p

Joly, P. et Pascal, M. 2010. Les leçons de l’évolution biologique : entre bien et mal, pp. 13-43 in « Les invasions biologiques, une question de natures et de sociétés », Barbault R. & M. Atramentowiscz, Versailles : Editions Quae.

Kairo, M.T., Bibi, A., Cheesman, O., Haysom, K. & Murphy, S. 2003. Invasive Species Threats to the Caribbean Region : a report to The Nature Conservancy. Report to the Nature Conservancy. CABI Bioscience, Egham, Surrey, UK.

Micheneau, C. et Duffourc, V. 2009. Guide méthodologique : l’évaluation économique des programmes de lutte contre les espèces exotiques envahissantes à la Réunion. 143p.

Parc National de la Réunion, DIREN Réunion, Conseil Régional, Conseil Général de la Réunion, et Office National des Forêts, 2010. Stratégie de lutte contre les espèces invasives à La Réunion. Ed. Parc Nationl de la Réunion. 97 p.

Strasberg, D., Baret, S.,Dupont, J., Le Bourgeois, T., Lagabrielle, E. 2006. Connaissance biogéographique des milieux naturels et des espèces végétales envahissantes à La Réunion. 22 p.

Tassin, J. 2010. Plantes et animaux venus d’ailleurs : une brève histoire des invasions biologiques. France : Orphie. 125 p.

Vitousek, P.M., D’Antonio, C.M., Loope, L.L., Rejmanek, M. & Westbrooks, R. 1997. Introduced species : a significant component of human-caused global change. New Zealand Journal of Ecology 21 : 1-16.

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