Coupes colorées d'organes végétaux

Quelle est la structure d'une tige ? D'une racine ? Où sont les vaisseaux qui conduisent la sève brute et la sève élaborée ? Cette technique de (...) Voir descriptif détaillé

Coupes colorées d'organes végétaux

Quelle est la structure d'une tige ? D'une racine ? Où sont les vaisseaux qui conduisent la sève brute et la sève élaborée ? Cette technique de (...) Voir descriptif détaillé

Introduction

Les coupes colorées permettent d’observer la structure d’organes végétaux (tiges, feuilles racines) en colorant la paroi des cellules vidées de leur contenu. Cette paroi est une « coque » rigide qui entoure la cellule, la protège et lui donne sa forme.

- Chez les cellules vivantes, elle est principalement formée de cellulose. Cette dernière est hydrophile et fixe le carmin qui la colore en rose-rouge. Les cellules qui apparaissent rouges sur la coupe sont donc vivantes.

- Au cours de leur maturation, certaines cellules épaississent leur paroi et l’imprègnent de molécules hydrophobes comme la lignine et la subérine qui leur confèrent une étanchéité. A la fin du processus, elles meurent (sauf exception). Le vert d’iode s’y fixe préférentiellement et les colore en vert plus ou moins bleuté ou jaune selon le type de tissu. Les cellules qui apparaissent jaunes, vertes ou vert-bleuté sur la coupe sont donc des cellules mortes.

Matériel

- Blouses
- Gants
- Microscopes (x400)
- Lames, lamelles pour observation microscopique
- Essuie-tout
- Lames de rasoir
- Pinces
- Verres de montre (sorte de coupelle en verre arrondi) : 3 par personne
- Chronomètres
- Eau de Javel
- Eau distillée (à défaut, eau du robinet ?)
- Acide acétique à 1%
- Colorant carmino-vert (10 parties de carmin aluné, 1 partie de vert d’iode)
- Organes végétaux frais ou conservés dans l’éthanol à 70°. Théoriquement on peut choisir ce qu’on veut : tiges, feuilles, racines de n’importe quel végétal vasculaire (donc à l’exclusion des algues, champignons, mousses, lichens), mais en pratique il faut choisir des organes au diamètre assez important (éviter les racines du diamètre d’un cheveu) et qui sont assez rigides pour être coupées finement, mais pas trop coriaces quand même... Par exemple, jeune tige de sureau, racine de pissenlit ou de haricot, tige de menthe, feuille de lierre ou de maïs...

Protocole

- Avec une lame de rasoir, découper transversalement (à 90°, PAS en biseau) l’organe en tranches les plus fines possible (pour les jeunes enfants, à réaliser par les encadrants) ;
- Placer les coupes 10-15 min dans l’eau de javel. Cette dernière détruit le contenu cellulaire : il ne reste donc que les parois des cellules ;
- Rincer brièvement les coupes dans l’eau ;
- Les placer 2 à 3 min dans l’acide acétique à 1% : l’acidité améliore la coloration de la coupe (mordançage) ;
- Colorer les coupes dans le carmino-vert durant 4 min ;
- Les placer dans l’eau distillée et les y laisser jusqu’à observation (hors de l’eau, elles se dessècheront vite)
- Les placer entre lame et lamelle dans une petite goutte d’eau et observer au grossissement x400.

Résultat

- Faire observer les vaisseaux du phloème, juste sous l’écorce dans la tige des arbres : d’où leur fragilité.
- Expliquer la croissance en diamètre du tronc et des tiges des arbres à partir des cambiums : problèmes des inscriptions gravées dans l’écorce, « étranglement » des troncs par les ficelles ou câbles enroulés autour...
- La majeure partie de l’arbre est formée de cellules mortes : le bois.

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