Classe Sciences Perception du 30 mai au 4 juin 2010

Soixante adolescentes du lycée Fieldgen venant du Luxembourg sont arrivés en Auvergne dimanche, pour une classe de découvertes scientifiques sur (...) Voir descriptif détaillé

Classe Sciences Perception du 30 mai au 4 juin 2010

Soixante adolescentes du lycée Fieldgen venant du Luxembourg sont arrivés en Auvergne dimanche, pour une classe de découvertes scientifiques sur (...) Voir descriptif détaillé

Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Le Journal de Bord









Dimanche 30 mai

présentation du centre

Les filles sont arrivées en fin d’après-midi. Elles ont été accueillies par 6 guerrières Amazones ! En effet, leur but lors de ce séjour est d’apprendre à connaître la nature afin de mieux la protéger et du même coup faire avancer la recherche scientifique ! Les Amazones leur ont immédiatement proposé un test initiatique sous forme de jeu de piste pour découvrir le Centre de Séjours Scientifiques.

Le soir, elles ont participé à une veillée pour faire connaissance entre elles et avec les animateurs avec plein de petits jeux. On les a entendu rire à l’autre bout du bâtiment !:-))

Lundi 31 mai

Lundi matin, phase contact

Malgré la météo, les 60 filles réparties en 6 équipes sont allées observer l’environnement forestier autour du centre d’hébergement. Que c’est beau !

Chaque groupe, accompagné d’un éducateur scientifique et d’un professeur, a abordé la matinée à sa façon. Le groupe des Salamandres, par exemple a commencé par un petit jeu de présentation.

Tous les groupes ont été amené à observer différents habitats tels que la forêt mixte, la forêt mono spécifique, la prairie ou encore les placettes d’étude du centre et à donner quelques éléments qui les différencient et pourquoi.

- Mission bonus : observer les insectes pollinisateurs et ramasser des échantillons intéressants ou pouvant amener une réflexion.

Le groupe des Grands arbres a terminé la matinée en triant ses échantillons et les Minimoys ont commencé à parler de la démarche scientifique à adopter pour les jours suivants.

Lundi après-midi, phase découverte

Dans l’après-midi ensoleillée, les groupes se sont reformés afin de préparer un jeu de rôle sur la biodiversité. Tout le monde a ainsi choisit un élément du milieu naturel, vivant ou non, pour remarquer quelles interactions il y avait avec les autres éléments de l’écosystème.

C’était l’occasion d’évoquer la notion de biodiversité (relations inter et intra-spécifique et entre le vivant et leur milieu).

Cela a aussi été l’occasion pour certaines d’observer des animaux. Les Insupportables ont surpris de belles grenouilles.

Les Bambies et les autres équipes ont également fait des découvertes étonnantes : buses, belette, lézards, bourdons, larves de coccinelles…. De magnifiques photos (voir portfolio en bas de page) ont été prises par l’équipe des Chasseuses pour le plaisir des yeux. B-)

Plus tard, tous les groupes se sont réunis autour d’un grand cercle dans le but de recréer un écosystème avec les rôles de chaque enfant. Cet exercice a mis en avant la complexité de la biodiversité et introduit le rôle de l’homme dans la gestion intégrée des forêts notamment.

jeu biodiversité

Après-midi

Les filles ont eu au choix des jeux en extérieur : bouledogue, accroche-décroche, ballon prisonnier, ... ou en intérieur : jeu de mime, time’s up,...

Veillée

La veillée a débuté par une présentation des étoiles et des constellations (sur écran grâce à un logiciel car il faisait encore jour). Ensuite un conteur les a guidé dans une ballade à travers l’histoire de Cassiopée, Céphée, Andromède et Persée...

Elles ont fini la soirée en dessinant leurs propres constellations.

Mardi 1 juin

Phase d’approfondissement

Aujourd’hui, phase d’approfondissement, nous avons commencé par reprendre les éléments de nos découvertes de la veille concernant la Biodiversité et réfléchit sur comment éclaircir cette complexité.

- Les Bambies : Nous avons déterminé quelles sont les interactions entre les systèmes des végétaux, des animaux et des inertes. Après avoir réfléchit sur le moyen de trier et de mesurer la complexité biologique, nous sommes partis avec Sandrine faire un cadrat sur notre placette d’étude scientifique.


- Le groupe des Salamandres est resté en salle avec Julien pour reprendre les différents termes abordés la veille : la diversité, les raisons de la protéger et l’action de l’homme dans la gestion forestière. Quelques termes tel que Symbiose, Parasitisme et Commensalisme nous furent expliqués. Le principe de la démarche scientifique de recherche nous a été clairement définit.


- Le groupe des Insupportables, après avoir refait un point avec Thibault ont développé des niveaux de biodiversité, tels que l’habitat et les diversités inter et intra spécifiques. La démarche scientifique nous a été abordée et nous avons élaboré notre protocole de distinction de la diversité spécifique entre deux habitats sur le terrain.


- Le groupe des Grands Arbres a plus particulièrement étudié les 10 bonnes raisons de conserver la biodiversité après avoir revu avec Flore les notions d’hier. Quelques explications de mots tels que Écosystème, Biotope, Écologie et Sylviculture, nous ont permis de partir à la recherche de la placette idéale pour observer la biodiversité dans notre cadrat.


- Le groupe des Chasseuses a abordé la démarche scientifique avec Guillaume, à travers une étude de sol à l’aide d’une tarière à main. Cet échantillonnage nous à permis de découvrir le sol, sa couleur, sa granulométrie. Le papier vira au jaune-vert nous l’indication d’un sol acide. La prise de notes de mots Scientifiques FRANÇAIS fut instructif grâce à l’aide de Sabine qui nous traduisait.

- Le groupe des Minimoys de Théo a, comme à son habitude, fait un bilan de ce qui avait été vu la veille et s’est rappelé le but de notre semaine : faire de la gestion intégrée de la forêt, c’est à dire, permettre la protection de la biodiversité ET le développement des activités humaines.

Les filles se sont proposées d’elle même de trouver des mesures pour évaluer la biodiversité. Elles ont ainsi pu voir les techniques d’inventaires floristiques et faunistiques.

Après-midi

Les filles sont allées au Montpeloux, un volcan, creusé par les hommes afin d’exploiter la roche.

Le trou ainsi nouvellement formé a permis de découvrir des orgues basaltiques, véritables « œuvres » naturelles.

Au volcan de Montpeloux

Les filles ont pu observer ce joli site, son lac et ses environs. Elles ont étudié l’histoire de ce lieu, certaines ont dessiné une vue tandis que d’autres préféraient la photo. L’occasion aussi de faire de belles photos de groupes !

Veillée

Le soir, six équipes se sont affrontées dans un terrible Quizz testant leurs connaissances sur la France, l’Histoire, la région auvergnate, les sciences, la nature et d’autre sujets plus légers... Marcel, coach sportif et présentateur du jeu, et les marcelettes, se sont occupés de créer une ambiance marrante et conviviale.

Mercredi 2 juin

Phase d’approfondissement

Ce matin les aspirantes amazones scientifiques terminent l’apprentissage des outils dont elles se serviront au cours de leur recherche scientifique. L’occasion de développer un vrai savoir faire, apprendre un savoir et un savoir être. Mais quels sont les facteurs biotiques (du vivant) et abiotiques (non-vivant) qui influencent la croissance d’une plante ?

Dans un premier temps les Insupportables, les Minimoys et les Salamandres ont vu ensemble les caractéristiques du sol par l’étude d’une fausse (un trou qui donne un accès direct aux différentes couches du sol) et ont réfléchit ensemble sur l’utilisation d’une tarière (un outil qui sert à retirer des carottes de terre). La texture du sol est donc importante dans la croissance d’une plante. Ensuite les équipes ont pu aborder ensemble d’autres facteurs.

Les Minimoys ont par exemple abordé
- la microfaune du sol,
- l’influence du soleil,
- de la disponibilité en eau (sous forme gazeuse ou liquide) et en nutriments (azote et phosphore avant tout !),
- la température,
- l’acidité d’un sol...

Les Salamandres sont parties dans la forêt mixte près du lieu où l’on peut trouver des myrtilles sauvages pour découvrir différentes techniques d’analyse.
Nous avons donc appris à mesurer l’acidité du sol en diluant un échantillon de terre avec de l’eau distillée et en le testant avec du papier pH. Nous avons aussi mesuré la température, la luminosité, et l’humidité du sol.

Les Bambies sont allées observer la richesse d’un forêt mono spécifique et avec le groupe des Grands Arbres ont pu voir se qu’il y avait sous le sol. Une tarière à main leur à en effet permis de récolter une carotte de sol qui à servit à comprendre la biodiversité sous nos pieds. Le thème de recherche s’est orienté vers l’apport de BRF (Bois Raméal Fragmenté) au sol de prairie.

Phase de recherche

Cette après-midi ; les Amazones scientifiques ont commencée leur vrai travail de recherche ! Deux équipes travaillent sur l’agriculture en sous bois, deux autres sur le BRF (Bois à Raméal Fragmenté) et deux autres sur l’analyse des milieux. Elles apporteront ainsi de vrai données qui feront avancer la connaissance scientifique et permettra une meilleure gestion forestière intégrée.

Les Minimoys ont abordé les techniques de gestion de projet en se répartissant la tâche et ainsi être le plus efficace possible. Il s’agissait de trouver un vrai sujet de recherche et elles ont décidée de planter des arbres pour ainsi protéger la biodiversité et permettre le développement de l’Homme. Mais il faudra d’abord passer par l’analyse du milieu choisi pour planter les arbres. En tout cas c’est sûr, les filles veulent planter des hêtres !

Les Bambies toutes ensembles ont coupé des rameaux d’arbres de trois différentes essences. Elles les ont effeuillé et broyé essence par essence.

Les insupportables quant à elles ont décidé d’étudier plus en profondeur la forêt mixte. pour cela, elles ont mit en place un protocole d’étude par un transecte dans le sens de la pente.
elles ont décidé de faire 3 placettes (en haut, au milieu et en bas de pente) et de faire un inventaire botanique, faunistique et pédologique dans chacunes d’elles.
elles ont finalement préparé les fiches de relevé sur le terrain et le matériel (pelle, tarrière...) pour le travail du lendemain.

Les salamandres, dans le cadre de recherche sur le thème de l’agriculture en sous bois dans une forêt mono-spécifique, on choisie compte tenue du délais des expérimentations d’essayer de replanter des myrtilles sauvages et des graines de pommier sous les épicéas. La réflexion c’est donc porté sur l’organisation du travail de recherche, ainsi que le problème d’irrigation et des animaux. Ensuite nous somme partie à l’endroit où se trouve les myrtilles pour analysé, grâce au outils transmis le matin, les différentes caractéristiques du sol
(le pH, l’hygrométrie,la taille, des différentes couches du sol : humus, horizon1 et horizon 2, la luminosité et la température)
Un autre groupe est parti en salle informatique pour réaliser une recherche bibliographique pour savoir si un cour d’eau passait non loin.

Le BRF (bois à raméal fragmenté)



R-0306
Moulin à papier de Richard de Bas
Etudes de sol

Jeudi 3 juin

Phase de recherche

Les Amazones scientifiques ont passée toute l’après-midi à terminer leur programme de recherche.

Les insupportablesont passé ltout l’après midi en forêt à l’intérieur de 3 placettes (une en haut de versant, une en milieu de pente et une en bas de versant), elles ont inventorié toutes les espèces de plantes présentes, les différents animaux (oiseaux, insectes..) rencontrés ainsi qu’une analyse de sol (texture, structure, couleur, PH...).
au retour au centre, elles ont mesuré le PH d’échantillons de terres prélevés plus tôt et fait un bilan des résultats.

Les Minimoys ont ainsi pu trouver les caractéristiques nécessaires à la croissance des hêtres en faisant une recherche d’informations sur internet et des documents de références. Puis elles sont allée trouver des graines de hêtres en forêt (ainsi que des jeunes pousses) pour ensuite pouvoir les replanter en forêt mono spécifique et déduire si l’opération est possible. L’analyse de la placette préalablement choisie à apportée de nombreuses données sur les caractéristiques d’une forêt mono spécifique tel que
- l’hygrométrie,
- l’acidité du sol,
- sa texture,
- les coefficients d’abondance de la faune et de la flore...

Mais surtout, elles ont pu déduire de ces données prises sur le terrain que la plantation de nos jeunes hêtres était possible. Elles n’ont donc pas attendu pour passer à l’action et une dizaine de nouveaux hêtre sont maintenant plantés. BRAVO les filles !

Les Bambies se sont réparties en 4 groupes complémentaires pour approfondir leur recherche :
- Groupe BRF
- Goupe Sol
- Groupe Placette
- Groupe Quadrat
Une effervescence s’est mise en place et telles des amazones scientifiques, elles se sont mises à :
- mesurer,
- planter des délimitation,
- échantillonner des insectes,
- échantillonner des myriapodes,
- peser les broyats,
- chercher le nom des essences d’arbres,
- mesurer le pH du sol.......

La préparation pour la retransmission de demain se fera sur poster, des belles représentations se mettent en place avec des explications scientifiques, et sur power point avec l’intégration de leurs très belles photos. Le résultat est prometteur et risque d’être très intéressant !!!!!

Le groupe des Salamandres pour déterminer s’il serai possible que la culture
de myrtilles sauvages et de pommier perdure dans la forêt d’épicéa et comparer les deux sol, c’est divisé en plusieurs groupes de recherche.
- Ainsi plusieurs groupes sont partis dans la forêt mono-spécifique définir l’emplacement de la culture et effectuer les même analyses qu’hier.
- Un autre est allé dans la forêt mixte pour y prélever une dizaine de pieds de myrtilles sauvages.
- Pendant ce temps ceux qui étaient resté dans la forêt d’épicéa ce sont attelé à mettre en place un dispositif afin de protéger la culture des animaux : une barriere en bois composé avec des branches et tronc d’arbre trouvé au sol.
Nous avons ensuite planté le pieds de myrtilles et les graine de pommes.
- Un dernier groupe est parti en salle afin de faire la pesé des échantillons de sol
(poids humide et poids sec) afin de déterminer l’humidité du sol.

Recherche
R-0306

Après-midi

Durant cette après-midi de dur labeur, les filles ont pu faire une petite pause pour résoudre les Mystères de Pékin ! En effet, durant la nuit, le bonzaï sacré, gardien de Prabourang, a été volé !!!

L’interrogation des suspects a porté ces fruits puisque deux équipes ont pu démasqué la voleuse et le bonzaï a été rendu.

Remise en jambes scientifique pour la dernière ligne droite de recherche et de préparation à la retransmission du lendemain.
Les Bambies ont petit à petit élaboré des posters et des documents Power Point pour expliquer à leur camarades leurs avancées scientifiques sur la problématique de la gestion forestière et la conservation de la biodiversité.

Veillée

Ce soir, après de nombreuses réclamations, les animatrices se sont -enfin- décidées à organiser un loup-garou !

Après quelques parties, un feu de camp a été préparé. Chants en français et luxembourgeois accompagnés à la guitare et chamallows ont été de la partie pour la plus grande joie des amazones !

Veillée

Ce soir, c’est la boom !!! Le comité d’organisation des festivités de Prabouré est venu manger avec les filles avant de laisser place à de véritables VIP : les people du village !

Deux groupes de filles ont présenté respectivement une chorégraphie et une chanson avant de laisser place à la musique et la danse ! Tous les animateurs et professeurs étaient de la partie pour rendre la soirée inoubliable. Clou du spectacle : un feu d’artifice organisé par la direction !!!

Vendredi 4 juin

Phase de retransmission

Un calme Olympien après une effervescence de dernière minute s’est mis en place vers 11h00.....le regroupement dans le petit réfectoire à permis l’ouverture de

la retransmission

.
Les Bambies ont débuté cette phase tant attendue par toutes et tous. Les explications de posters sur le sol et le protocole de la placette, ainsi que le visionnement via power point du travail réalisé sur un quadrat et sur le BRF furent une vrai réussite !!!! Bravo les filles, vous avez toutes obtenu le très rare diplôme des Amazones Scientifiques.....

Les insupportables ont présenté à l’aide d’un schéma leur projet. Elles ont expliqué pourquoi cette étude, comment elles s’y sont pris, les résultats trouvés et les conclusions à tirer.

De même les Salamandres ont présenté leurs travaux de recherche à l’aide de posters. Le premier représentait la démarche de réflexion, avec leurs observations et leurs questionnements. Le second lui rassemblai les différents résultats de leurs expériences. Toutes ce sont exprimées sur le sujet de leur travail.

Bilan

Les Salamadres ont comparé les résultats de leurs expériences.

A la vue de ceux-ci, qui ne montraient pas beaucoup de différences entre les deux milieux étudiés, nous avons déduit qu’il y aurait de fortes chances pour que la culture des myrtilles et des pommiers se fasse avec succès.
Pour plus de précisions une recherche bibliographique a été lancé afin de trouver les besoins et le milieu nécessaire aux deux plantes que nous avions choisi. Les filles ont trouvé que les myrtilles sauvages poussent sur des sol sablonneux avec une couche d’humus assez grande et un pH comprit entre 4 et 5.5 . Les pommiers eux ont besoin d’un sol sablonneux.
Ce qui nous a permis de confirmer notre première déduction.

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