Briefing avant de partir avec un groupe en canoë-kayak

Cet article liste les sujets à évoquer lors du départ avec un groupe en canoë-kayak. Il traite des généralités à apporter au groupe (...) Voir descriptif détaillé

Briefing avant de partir avec un groupe en canoë-kayak

Cet article liste les sujets à évoquer lors du départ avec un groupe en canoë-kayak. Il traite des généralités à apporter au groupe (...) Voir descriptif détaillé

Le matériel est distribué, les futurs pagayeurs sont équipés... reste un léger détail : quelles informations fournir avant le départ sur l’eau ?

Il faut savoir que lors d’une sortie en canoë-kayak avec des débutants, la réussite (ou la galère) se joue pour beaucoup dès les premières minutes.

Ainsi, pour préparer au mieux votre groupe et mettre toutes les chances de votre coté, un certain nombre de points devront être abordés.

En outre, un briefing de canoë-kayak dépend du lieu de navigation. Parmi les informations listées dans cet article, il faudra donc faire un tri adapté au lieu de pratique.

Posture du « Guide » face au public

Pour commencer, voici quelques généralités valables pour beaucoup d’activités :

- Le briefing peut durer jusqu’à 10 minutes

S’il dure plus longtemps on perd l’attention du public... et du temps de pratique !

- Il doit avoir lieu dans un emplacement propice à l’attention (bruits ambiants ; ombre ; sécurité...)

- Il doit être démonstratif autant que possible

Exemple : montrer comment on s’installe dans le bateau

- Faire pratiquer si possible avant le départ (c’est en forgeant que l’on devient forgeron !)... même si cela prend plus de temps

Exemple : leur demander de manier la pagaie à terre, vous corrigerez les erreurs évidentes !

Présentation de l’activité et informations contextuelles

- Présenter l’activité
- Présenter la rivière (d’où vient-elle ? où se jette-t-elle ?...)
- Décrire l’embarcation
- Donner le vocabulaire nécessaire pour se comprendre :

    • Pointe (ou bosse) avant et arrière
    • Amont et aval (amont : montagne, aval : vallée)
    • Rive gauche et rive droite (comme si on regardait la rivière dans le sens de la descente)

- Dire quel est le mode de propulsion : pagaie simple ? pagaie double ?

- Expliquer le rôle du navigateur dans le bateau.

C’est indispensable si le bateau est multi-place (ne serait-ce que pour éviter les conflits dans le bateau) : le pagayeur à l’avant est le moteur, le pagayeur à l’arrière s’occupe de la direction

- Comment porter le bateau :

Exemple : montrer la présence de poignées, préciser qu’on ne traine pas les bateaux par terre (on respecte le matériel !)
NB : l’âge des navigateurs est une donnée importante

Position dans l’embarcation

- Assis ou à genou
- Comment et pourquoi bien se caler dans le bateau

Pour bien avancer, qu’on se le dise, il faut se tenir droit !
Les genoux et les pieds sont utiles à la tenue du bateau.

Propulsion/navigation

Tout part de l’utilisation de la pagaie. Commencez donc par la décrire : elle a un manche et soit deux pales soit une pale et une poignée (qu’on appelle l’olive !).

- Comment tenir la pagaie :
Il convient de différencier les pagaies simples des pagaies doubles.
Les pagaies simples se tiennent comme sur l’image ci-dessus.

Avec les pagaies doubles :

    • les mains sont sur le manche, tournées paumes vers le bas, à distance des pales (voir image ci-dessous),
    • par convention la pale droite doit avoir le creux tourné vers l’arrière du bateau
      NB : beaucoup de pagaie présentent en effet un angle entre les deux pales. Les esquimaux faisaient ainsi les pagaies pour réduire la prise au vent leur de leurs longues navigations.

- La pointe avant de l’embarcation peut servir de viseur

- Regarder loin devant (comme en vélo !)

- Avancer :

Pagayer près du bateau pour aller droit

- Tourner :

Pagayer loin du bateau ; solution du « gouvernail »...

- Reculer :

Sans tourner sa pagaie dans ses mains, on pagaie des deux cotés mais cette fois d’arrière vers l’avant

- Que faire si on s’échoue dans les rochers :

S’il y a peu de fond on peut sortir du bateau pour le pousser.
Sinon : sautiller dans le bateau ; se déplacer à l’intérieur pour changer le point d’appuis ; se faire aider...

- Que faire si l’on se retourne :

    • On sort du bateau, si possible en gardant la pagaie dans la main
    • S’il y a du courant et du fond on se met en position de sécurité (voir chapitre suivant)
    • On rejoint une zone sûre et on récupère son matériel.

Sécurité en eau-vive

- Position de sécurité dans le courant

Pieds vers l’aval en surface, allongé sur le dos (pas assis !), garder sa pagaie à la main si possible

- Comment remonter sur l’embarcation (mettre la pagaie dans le bateau, s’entraider si plusieurs dans le bateau)

- Si l’on va vers des branches : il ne faut pas les attraper mais se baisser en avant pour les éviter

- Distance à respecter entre les bateaux


Sans oublier de vérifier la bonne utilisation du matériel de sécurité (serrage des gilets et/ou casques)


Et bien évidemment il conviendra de se renseigner des difficultés auprès d’informateurs sûrs (chaque rivière est différente et change régulièrement).

De nombreuses autres règles peuvent être ajoutées comme :
- ne pas dépasser le guide
- mettre en place un système de communication à distance…).

Elles dépendront du parcours effectué et des besoins qui en découlent.

Si le trajet se fait en mer, il conviendra de prendre en compte de nouvelles données : météo, hauteur de la houle...

Dans tous les cas, le briefing de départ ne peut être que partiel !

D’autres informations doivent venir au bon moment (exemple type : profiter du premier chavirement pour expliquer comment on vide soit-même le bateau).

D’où l’intérêt de faire appel à un guide professionnel si vous avez le moindre doute... le but étant de profiter de ce moyen de locomotion qui est un outil de découverte hors du commun !

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