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Bilan Au fil de l'Arbre été 2019

Voir descriptif détaillé

Bilan Au fil de l'Arbre été 2019

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Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Introduction

Le Projet

DU 30 AU 07 JUILLET

CE QUE NOUS AVONS RÉUSSI A FAIRE

Cette première semaine marquait le début des séjours « au fil de l’arbre 2019 ».
Tout était donc à faire. Le partenariat mis en place avec l’INRA est évidemment un avantage pour le projet à tous les niveaux. La découverte du matériel et des protocoles à mettre en place se sont faits par l’intermédiaire d’un jeu de piste. Ce dernier semble avoir bien fonctionné et nous a permis de faire découvrir la pyrale du buis aux jeunes ainsi que leur apprendre des notions de base en botanique et entomologie. Il est à noter que le défis consistant à attraper des papillons au filet puis les identifier fonctionne très bien avec les jeunes et les implique dans l’activité tout en leur apprenant les bases de l’identification des lépidoptères.
Cette semaine était un peu particulière puisque la salle « arbre » dans laquelle devait se produire les activités scientifiques d’intérieur devait être aménagée et le matériel nécessaire devait être fabriqué. Ce qui a permis de proposer des activités manuelles aux jeunes. Il a, en effet, fallu fabriquer les boites Caubères et les hottes d’observations. Ce qui n’a pas déplu, particulièrement à ceux qui avait déjà réalisé le séjour l’année d’avant et qui connaissait en partie les protocoles à mettre en place. L’aménagement de la salle arbre par les jeunes leur permet de s’approprier le projet et de le mener à leur façon. Pour les trois protocoles à réalisé durant l’été nos objectifs de la semaine étaient ensuite de récolter des oeufs pour l’élevage de chenilles dans le but d’observer le nombre de mue et de mettre en place les protocoles battages. La récolte d’oeufs aux Tonils était ludique et ont permis à chacun de participer. Beaucoup d’oeufs ont été récoltés, ce qui était important pour la suite du protocole.
L’observations à la loupe binoculaire des échantillons récoltés a été une activité apprécié par les jeunes. Les jeunes ont plus personnaliser le projet en nommant les chenilles qui ont émergées. Le protocole a alors pu prendre de la consistance en commençant à observer les chenilles et en essayant de déterminer les mues. Les jeunes ont reçu des oeufs mystérieux de l’INRA durant la semaine. Ces oeufs sont utilisés par l’INRA en rapport avec la pyrale du buis. L’objectif était de les faire éclore pour découvrir leur origine, mais les jeunes qui ne restaient qu’une semaine n’en ont pas eu l’occasion. Le suivi des activités scientifiques a commencé à être tenu dans des carnets, les jeunes perdaient parfois de leur motivation pour cette aspect plus formel du projet mais cela a aussi permis à certains de s’y trouver une place.
En fin de semaine un jeux de type quizz a été organisé, les questions portaient sur la culture générale en rapport avec la biodiversité. Deux équipes ont été formées et une mise en scène a permis de rendre le tout très entrainant pour le groupe.

CE QUI AURAIT ÉTÉ INTÉRESSANT DE FAIRE AUSSI, MAIS QUI N’A PAS PU ÊTRE FAIT

Le projet sur la pyrale du buis mis en place cette année avait déjà été mis en place l’année dernière, des enfants venant d’année en année se sont donc plaints de la redondance du projet. Il aurait peut être fallu mettre d’avantage l’accent sur le partenariat avec l’INRA (première année où ce partenariat est mis en place). Proposer par exemple des rencontres ou des visites avec des acteurs de l’INRA permettant d’apporter une solidité et une crédibilité supplémentaire au projet ainsi que de proposer de nouvelles activités. Il serait intéressant de voir des professionnels nous présenter les projets de recherche sur la pyrale. Permettant d’introduire nos protocoles auprès des participants, donnant un rendu très scientifique et « pro ».

LES DÉFIS POUR LES PROCHAINES ANNÉES

A l’avenir il s’agira d’apporter des nouveautés dans le séjour et les protocoles pour permettre aux habitués de conserver leur intérêt pour le projet. Il pourra aussi être intéressant de travailler plus rigoureusement l’aspect formel des protocoles (suivi écrit dans les carnets, organisation de la salle et des pôles, annotations des différents échantillons) de telle manière à le rendre plus ludique et à stimuler les participants. Cela doit être leur initiative et non une corvée.
Un objectif est aussi de solidifier et d’approfondir le partenariat avec l’INRA d’Antibe, rendant le projet plus efficace. Être plus rigoureux sur les protocoles nous permettra aussi d’obtenir des résultats plus intéressants et pointus au fur et à mesure des années (confusions à propos d’échantillons mal annotés ou rangés, fort taux de mortalité au sein des élevages de chenilles etc.).

DU 07 AU 14 JUILLET

DU 14 AU 21 JUILLET + 21 AU 28 JUILLET

CE QUE NOUS AVONS RÉUSSI A FAIRE

3 protocoles ont été mis en place cette année à la demande de l’INRA, contrairement à l’été dernier où les participants décidaient eux-mêmes de leurs protocoles de recherche. Des échantillons ont été envoyés de manière hebdomadaire à l’INRA. Il a donc fallu orienter les enfants vers des protocoles précis. Le protocole collecte consistait à récolter une centaine de chenilles par boite caubère. Nous pouvions remplir plusieurs boites. Le protocole battage consistait à positionner un parapluie japonais sous un buis puis à battre 5 fois le buis à l’aide d’un bâton pour pouvoir aspirer les potentiels prédateurs. Il fallait à chaque fois veiller à bien noter la date, le lieu, les coordonnées GPS de chaque échantillon.
Nous avons pu récolter de nombreuses chenilles lors du protocole collecte de ces deux semaines, la période étant particulièrement propice. Nous en avons récolté une centaine la semaine du 14 au 21 juillet près du col du Gourdon (nous aurions pu continuer d’en récolter), et deux cent la semaine suivante à Gumiane, dont une partie a pu être envoyée pour la première fois à l’INRA (avec de potentiels prédateurs récoltés lors du protocole battage).
Lors de la semaine du 21 au 28 juillet, une journaliste du Dauphiné Libéré est venue interviewer les enfants d’Au fil de l’arbre sur le centre, permettant ainsi de mettre en avant le séjour et son projet scientifique.
Le protocole élevage pour compter le nombre de mues de la chenille de pyrale du buis grâce au nombre de capsules céphaliques a bien été mis en place et est toujours en cours.
Les enfants ont découvert les différents protocoles à mettre en œuvre, le but et le matériel de chacun, ainsi que de nombreuses informations sur le buis, la pyrale, son cycle de vie et ses problématiques. Les anciens du séjour ont mimé les protocoles aux nouveaux.
La grimpe et le bivouac restent un moment phare pour les enfants et permettent de créer un équilibre avec le projet scientifique.
Chaque matin, une petite « question flash » attendait les enfants dans un coffre à trésor sur une originalité du monde animal ou végétal. Après quelques minutes de réflexion, ils obtenaient la réponse dans une courte vidéo. Ce moment ludique semblait être plutôt apprécié des enfants, il pourrait être poursuivi dans les semaines à venir et pourquoi pas reconduit l’an prochain.
Un plateau de jeu a été mis en place, pour permettre aux enfants d’apprendre tout en s’amusant (il reste adaptable sur la pyrale du buis ou sur un sujet plus large, il suffit de changer les questions). Il pourra être utilisé à nouveau pour la retransmission par exemple.

CE QUI AURAIT ÉTÉ INTÉRESSANT DE FAIRE AUSSI, MAIS QUI N’A PAS PU ÊTRE FAIT

Nous n’avons pas pu mettre en place le protocole reproduction (capture de papillons de pyrales afin d’obtenir nos propres œufs puis chenilles) sur ces deux semaines car la période ne s’y prêtait pas et que nous devons nous adapter au cycle de vie de la pyrale. Il sera certainement possible de le mettre en place dans les semaines à venir. Des pièges à phéromones pourront aussi être mis en place puisqu’ils ne l’ont pas été jusqu’à présent.
Nous pourrons essayer pour les semaines à venir de développer de jeux pour approfondir le lien entre grimpe et sciences et rapprocher au maximum les deux disciplines, en concoctant des petits jeux naturalistes à faire dans les arbres, qui puissent en apprendre un maximum aux enfants sur la thématique des arbres, des insectes (papillons et autres) …
Cette année était la deuxième année de mise en place du programme de recherche sur la pyrale du buis. Par conséquent, plusieurs enfants ayant déjà fait le séjour au fil de l’arbre sur la pyrale l’an dernier sont revenus cette année. Par ailleurs, certains participants restaient deux semaines consécutives. Il faudra veiller à renouveler au maximum le séjour entre les différentes semaines et les différentes années, afin que les participants qui restent trouvent le moins de redondance possible. A ce titre, le planning du projet scientifique qui avait été établi en 2018 pour l’ensemble de l’été pourra en partie être réutilisé pour 2019.
Il serait également intéressant de réussir à élever les œufs du papillon Phylosomia fournis par l’INRA jusqu’au stade d’imago afin que les enfants puissent essayer de les identifier.
Il faudra veiller lors des moments en salle à ce que les enfants observent et entretiennent régulièrement les boîtes caubères contenant les chenilles (en les ravitaillant en eau et en buis) afin de minimiser le taux de mortalité, de maximiser nos chances de résultats et d’éviter aux éducateurs de s’en occuper en fin de journée.

LES DÉFIS POUR LES PROCHAINES ANNÉES

Au fil de l’arbre a déjà la chance d’avoir un partenaire, l’INRA d’Antibes, et un projet de recherche sur une problématique réelle, à savoir trouver des solutions biologiques pour réguler la pyrale du buis. Cela donne un sens supplémentaire au séjour des enfants et leur permet de se sentir utiles.
Le défi pour les années à venir pour ce séjour est de garder cette collaboration et de la renforcer. On pourra continuer de la mettre en avant auprès des enfants, par exemple en gardant un contact écrit entre eux et l’INRA, en les impliquant dans l’envoi des colis, en communiquant sur les résultats obtenus par l’INRA, etc… Il faudra essayer d’envoyer des échantillons le plus régulièrement possible à l’INRA.
Nous pourrons aussi continuer de communiquer sur ce partenariat auprès du public (interviews, etc…). L’un des défis sera de trouver le nombre de mues de la chenille de la pyrale du buis et si cela est le cas pourquoi pas publier un article.

DU 28 AU 04 AOUT

DU 04 AU 11 AOUT

DU 11 AU 18 AOUT

DU 18 AU 25 AOUT

CE QUE NOUS AVONS RÉUSSI A FAIRE

La dernière semaine du séjour, les chenilles étaient un peu moins nombreuses et un peu plus longues à récolter que les semaines précédentes car nous étions en plein pic de papillons. Nous sommes allés au col Lescou de Bouvières et en avons collecté 70.
Nous avons trouvé le temps de mettre en place un jeu de plateau avec des questions axées sur la vie des papillons en général.
Nous avons également filmé des éclosions d’œufs de pyrales !
Nous n’avons pas trouvé d’œufs sur le terrain mais les imagos de pyrale avaient émergé et nous avons ainsi pu mettre en place le protocole reproduction, c’est-à-dire mettre en contact plusieurs papillons de pyrale dans différentes serres de reproduction avec de l’eau sucrée afin qu’ils puissent se reproduire, pondre et que nous ayons plus facilement des œufs à disposition. Nous avons récupéré de nombreux papillons de pyrale (ceux qui avaient émergé dans les boîtes caubères et ceux qui volaient sur le centre), ce fut une réussite et nous avons obtenu de très nombreux œufs en salle dans nos cages de reproduction.

CE QUI AURAIT ÉTÉ INTÉRESSANT DE FAIRE AUSSI, MAIS QUI N’A PAS PU ÊTRE FAIT

Nous n’avons pas fait de nichoirs à mésanges ou de gîtes à chauves-souris cette année mais leur construction peut toujours faire office de plan B en cas de mauvais temps récurrent pour l’année prochaine. Nous n’avons pas non plus mis en place de piège à phéromones cette année, le nombre de protocoles demandés par l’INRA étant déjà conséquent.
L’année prochaine nous devrons apporter une attention plus particulière aux photos, veiller à prendre plus et de belle qualité.
Un projet que nous aurions aimé mettre en place pour les retransmissions mais qui ne l’a finalement pas été cette année serait de créer un poster interactif (avec l’aide des puces), sur lequel le public pourrait appuyer et écouter divers enregistrements (enregistrement des protocoles par exemple).
Côté matériel, il faudra se réapprovisionner en grillage si jamais nous avons besoin de fabriquer des boîtes caubères supplémentaires. Il sera aussi vraiment utile de construire au moins une deuxième hotte l’année prochaine, afin que les transferts des chenilles du protocole collecte (depuis les boites caubères jusque dans leurs contenants de transport dans lesquels elles partiront pour l’INRA) soient plus efficaces et rapides car le transfert est assez long et prend rapidement une matinée quand une seule hotte est disponible. Du tissu tout neuf est stocké dans le hangar. Il faudra aussi que nous récupérerions des contenants pour leur transport.
L’année prochaine je pense qu’il serait préférable de garder un minimum de boîtes caubères du protocole collecte dans la salle arbre au long de l’été et d’en envoyer davantage à l’INRA (en effet, les boîtes présentes dans la salle au long de l’été ont fini par moisir).
Je pense qu’il serait effectivement plus intéressant et enrichissant pour tous d’élargir le domaine d’étude, de moins se concentrer sur la pyrale mais davantage sur des connaissances naturalistes générales, pour progressivement aborder le sujet de la pyrale. A ce titre, les petits ateliers sur les arthropodes et les oiseaux dont il avait été question lors du pré camp technique sont parfaits. Par exemple, nous pouvons commencer par parler des papillons en général pour aborder la pyrale, parler des oiseaux puis en profiter pour parler des oiseaux qui prédatent la pyrale (mésanges, rouge queues, merle, …), parler des arthropodes et en profiter pour présenter les potentiels prédateurs ou parasites de la pyrale (hyménoptères…). Parler de façon plus poussée des arbres pour ensuite présenter le buis : développer davantage leur croissance, leur reproduction, le vocabulaire lié aux arbres, la reconnaissance des espèces et profiter le plus possible de la grimpe et des moments de terrain pour illustrer toutes ces notions. A ce titre, le planning du projet scientifique qui avait été établi en 2018 pour l’ensemble de l’été pourra en partie être réutilisé pour 2019.
Je pense qu’il pourrait être intéressant d’afficher dans la salle arbre davantage de posters. Par exemple il pourrait être utile et pédagogue pour les participants d’afficher des poster imagés récapitulatifs sur différents thèmes (oiseaux, insectes, papillons de jour, arbres ….) et de faire participer les enfants à leur élaboration. De plus, ces supports pourront être réutilisés si besoin pour les retransmissions. Par exemple, les participants pourraient replacer une série de photos d’oiseaux communs sur un poster en fonction des différents ordres et familles auxquels ils appartiennent. De même avec les principaux ordres d’insectes, les principales familles de papillons de jour, les principales familles d’arbres …. En effet les posters permettent de garder une trace visuelle de ce qui a été appris.
Il pourrait aussi être pratique qu’à chaque fois que nous mettons en place un nouvel échantillon dans une boite caubère ou un tube, de lui attribuer un numéro qui correspondrait au numéro de son pôle de rangement, afin de faciliter le travail de rangement des échantillons de la salle par chacun. Il faudra continuer de veiller à étiqueter les boites et les tubes sur la partie « contenant » plutôt que sur la partie tube/couvercle, pour prévenir les risque d’inversion de tube/couvercle et de mélange des échantillons.

LES DÉFIS POUR LES PROCHAINES ANNÉES

Nous attendons avec impatience les retours de l’INRA d’Antibes sur les échantillons que nous leur avons envoyés, pour savoir s’ils ont trouvé de l’ADN de pyrale dans les arthropodes du protocole battage (autrement dit s’ils ont trouvé des prédateurs de pyrale) ou encore s’ils ont vu émerger de potentiels parasites des échantillons issus de nos boîtes caubères du protocole collecte. Nous pourrons aussi chercher de nouveaux lieux de prospection pour les années à venir.

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