Au fil de l'Amazonie 23 octobre au 03 novembre

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Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Le Journal de Bord

Lundi 23 octobre

Ca y est, tout le monde est bien arrivé !
Il est maintenant temps pour tout notre équipe (Gabriel, Martha, Julian, Anne, Quentin et Solène) de prendre la route direction Cacao. La foret est à nous !
Nous serons sans connexion jusqu’à mercredi soir.

Mardi 24 octobre

Départ de l’Auberge des orpailleurs pour le carbet de Molokoi. Belle randonnée dans la forˆet . nous apprenons que les km guyannais peuvent ˆetre vachement longs : nous avons mis 2 h a faire les 2 derniers km. Martha a très bien reconnu le cris d’un singe hurleur qui a rouspété lors de notre passage. Les rugissements du singe hurleur mˆale à moins de 100 m (estimation de Gabriel), c’est très impressionnant !

Mercredi 25 octobre

La nuit à Molokoi etait très calme ; les singes hurleurs étaient à au moins 2 km. Gabriel a trouvé un grage commun, un serpent venimeux, sous sont hamac à 2 h du matin, mais pas de panique, il est parti tranquilement. Lors du petit déjeˆuner et des rangements nous avons vu quelques papillons morphos et des lézards kantropix des chablis, très joli avec sa tˆete vert clair. Nous avons ensuite rejoint Cacao vers 16 h les yeux pleins de végétation luxuriante de la forˆet amazonienne.

Jeudi 26 octobre

8h, décolage direction Saul et sa foret primaire !
Nous serons sans connexion jusqu’au 31 octobre19h, il faudra donc patienter quelques jours avant d’avoir de nos nouvelles.

Ca y est, nous sommes de retour, et tous vivants !

Voici le réçit de nos 5 jours à Saul :

Tout commence par L’AVION... une sorte de jouet playmobile pouvant contenir 16 personnes.
On se dit que ca va bouger dans tous les sens mais non, meme pas ! Tout se passe en douceur et le fait d’avoir deux atterisages et deux décollages pour le prix d’un (merci à notre escale à Maripassoula), n’est pas un soucis pour notre fine équipe.

Nous survolons la canopée, dense et vallonée. Enfin, notre coucou atterit en douceur sur une piste terreuse rougeâtre, c’est l’aéroport de Saül, une petite bâtisse en bois tronant dans une trouée au milieu de l’amazonie. Le village se compose d’une épicerie et bar, un casino, une mairie et une place centrale où se déroulent les fetes. Nous decidons de prendre un rafraichissement au petit commerce, totalement dépaysés par la tranquilité de ce village, en effet nous croisons beaucoup plus d’espèces d’oiseaux que d’ˆetres humains (entre 30 et 80 habitants). Enfin nous allons au carbet dans lequel nous passerons la nuit, chez Kami.

Vendredi 27 octobre

Saul est bordé de cinq sentier. Nous empruntons dès le matin celui nommé Roche Bateau, due à une étape de cette balade où, au bord d’une crique, une grande roche est posée là, rectangulaire et horizontale, sans trop savoir comment. Mais bonne nouvelle, une colonie de chauves souris lonchorina nous accueille à ce premier carbet bˆache au bord de la crique. Douche à la casserole debouts sur un tronc en travers de l’eau au programme, car le sol est bien trop boueux. Capture nocturne très profitable où beaucoup de lonchorina ont été prélevées.

Samedi 28 octobre

Nous continuons le sentier, rude mais nous sommes rodés par le précédent Molokoi qui nous a forgé les muscles. Seconde étape, la crique de Courant Doublé, où la rivière plus puissante offre de grandes roches plates sur lesquelles nous pouvons procéder à toutes les activités profitables au quotidien ( sans les poux d’agoutis et au soleil, quel luxe !!!). Installation des carbets baches comme des pros, car nous y passerons deux nuits. Au choix, petit carbet au dessus de troncs couchés, jonchant la rivière, ou bien carbet tranquille reculé en foret, c’est vous qui voyez. Pendant l’installation des carbets bˆaches, un Morpho hecuba, le plus grand des papillons Morpho s’est montré en volant majestueusement au dessus de la crique.

Dimanche 29 octobre

Aujourd’hui, nous restons sur place. En fin de matinée, le Morpho hecuba s’est remontré en volant dans le bas de la canopée. Parmi les captures du jour, il y a un scorpion trouvé sur la table, et qui sera envoyé à un spécialiste pour identification.

Lundi 30 octobre

Pour le petit déjeuner, les braises du feu de la veille ont été réveillées, afin de préparer un porridge aux raisins. Pendant le déjeuner deux aras nous ont survolé bruyamment. Ensuite, nous avons replié le camp et repris le sentier forestier, en faisant quelques escales photographiques, par exemple pour immortaliser des Broméliacées poussant sur un tronc d’arbre tombé en pont au dessus de la rivière.

Les chants d’oiseaux révèlent aussi des surprises : Quentin nous a enseigné à reconnaitre le chant de la Coracine chauve, une espèce qui fréquente la canopée et est donc très difficile à voir ; son chant est difficile à rater : il ressemble au son de tronçonneuses.

Nous arrivons chez Christian, à l’Auberge Kanawa. Nous étions bien inspirés de passer la nuit en carbet en dur : un orage s’est déclaré en soirée, qui nous a obligé à replier les filets après seulement deux captures de Carollia, une petite chauve-souris frugivore largement répandue en Guyane.

Mardi 31 octobre

Départ de l’Auberge Kanawa pour Sa¨ul où nous prendons l’avion de l’après midi pour Cayenne. Lors des deux heures de marche pour l’aérodrome, nous avons encore observé quelques Morphos et autres papillons et libellules. Parmi les cris d’oiseaux entendus, il y avait encore le chant de la coracine chauve. Au dessus de la piste de l’aérodrome, nous avons observé quelques urubus à tˆete jaune.
Nous avons vu arriver l’avion cargo de 12H35, qui transportaient des cannettes pour l’épicerie et les logements, ainsi qu’un grand chargement de planches de constructions, déchargée par le personnel de piste (une personnne), un gendarme et un pompier. A Sa¨ul, on ne connait pas les limites des attributions.
Nous laissons quelques bagages à l’aérodrome afin d’ˆetre plus léger pour rejoindre le belévdère dominant Saul, où nous déjeunerons. Un vol de deux aras chloroptères a égaillé notre dernier repas saulien.

Mercredi 01 novembre

Départ de Roura pour l’inselberg de Savanne Roche Virginie. Les inselbergs sont des massifs rocheux qui dépassent de la foret. Celui de Savanne Roche Virginie est le plus facile d’accès, par un sentier balisé à partir de la N2. La montée prend environ 1 h30. Nous avions prévu de passer la nuit dans le forˆet à proximité de l’inselberg, afind’y admirer les coucher et lever du soleil, mais surprise !, lors de notre arrivée il y avait déjà 14 voitures sur la parking, et nous avons appris qu’un groupe de 40 lycéens se trouvaient sur le rocher. Nous avons donc opté pour une visite rapide du site, afin d’évitr la foule. La vue à partir du rocher surplombe la forˆet, mais l’heure n’était pas aux vols de aras.
Suite à la suggestion de Quentin, nous avons repris la route pour Saut Maripa, le long du fleuve frontalier Oyapoc. On arrive au site par 20 km de piste d’état variable. Des installations touristiques y avaient été installées en 1992, puis abandonnées en 1998. Nous avons logé dans un carbet dont il ne subsistait que le toit et les poutres porteuses. La baignade au coucher su soleil dans le fleuve chaud fut un régal pour tous. Nous avons pu observer un faucon des chauves-souris en chasse de libellules, ainsi que quelques hirondelles des torrents, une espèce remarquable par son ventre blanc et sa queue très longue. Au début de la nuit, 6 chauves-souris Molosse ont été capturées et mesurées. Pour les relˆacher, il faut les lancer en l’air verticalement, afin qu’elles prennent leurs envols. Nous pourrons donc chacun dire au retour que « j’ai lancé un mollosse en l’air, et il a pris son envol, et est passé au dessus du batiment voisin ». Comprenne qui pourra.

Jeudi 02 novembre

Le matin après le petit déjeuner baignade dans l’Oyapoc. Certains ont pu y observer le splendide balbuzard pˆecheur. Pour midi, crochet par Saint-Georges-de-l’Oyapoc. Il s’y trouve un grand pont suspendu au dessus du fleuve, ainsi que des installations douanières françaises, mais qui ne servent à rien, vu que l’équivalent n’existe pas cˆoté brésilien.
Retour vers Roura où nous passerons notre dernière nuit guyannaise de notre séjour, après un bain nocturne dans la rivière Oyak.

Vendredi 03 novembre

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