Au Fil de l'Eau du 09 Juillet au 19 Juillet 2015

4 jeunes de 10 à 13 ans ont décidé de découvrir le biodiversité des cours d'eau en venant sur le Centre de Séjours Scientifiques de Musiflore Voir descriptif détaillé

Au Fil de l'Eau du 09 Juillet au 19 Juillet 2015

4 jeunes de 10 à 13 ans ont décidé de découvrir le biodiversité des cours d'eau en venant sur le Centre de Séjours Scientifiques de Musiflore Voir descriptif détaillé

Menez à bien d'incroyables projets scientifiques !
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Introduction

C’est en semi-itinérance de Canoë-Kayak et VTT que ce séjour permettra aux enfants, pré-ados, ados ou familles selon les dates, d’aller faire des sciences… au Fil de l’Eau. En nous arrêtant aux hotspots de la biodiversité, nous effectuerons nos prélèvements, nos mesures et nos captures pour procéder à un véritable suivi au coeur des cours d’eau. Une base fixe, des camps à chaque fin de journée, des veillées au bord de l’eau, ce séjour s’adresse à la part d’aventuriers qui sommeille en vous !

Le Journal de Bord

Jeudi 9 juillet

Arrivée










Une grande partie de l’équipe au fil de l’eau arrive ce matin.
Tamara et Ana, les éducatrices scientifiques et Kim Maxime et constance.
Nous partons direction Luc-en-Diois. Enfin pas tout à fait, nous allons aux marrais des Bouligons !

Comme l’an dernier, nous avons trouvé un grand nombre de morceaux de bois coupés d’une façon étrange. Après avoir mené notre enquête, il s’agit en faite de morceaux coupés par.... un castor.
C’est une bonne découverte car cette année la SAGE (schéma d’aménagement et de gestion des eaux) qui fait parti du syndicat mixte des eaux de la rivière Drome nous a confié une mission très importante : Cartographier la présence de castor le long de la rivière Drome.
Pas une minute à perdre, nous sommes à l’affût de la moindre trace. Pour nous aider, une petite fiche d’identification.

Après quelques minutes de recherche, nous trouvons non pas un, ni deux mais TROIS barrage de castor !

Nous continuons notre randonnée en faisant régulièrement des pauses afin de faire des petits jeux nous permettant de connaitre l’histoire de la région et avoir des renseignements sur la flore et la faune vivant dans le marais.

Ce marais constitue l’une des dernières zones humides du Haut-Diois et abrite plusieurs espèces remarquables de faune et de flore.

Situé dans le Haut-Diois à Beaurières, le marais des Bouligons est le témoin des bouleversements naturels et humains qui ont marqué l’histoire de la haute vallée
de la Drôme.
Un évènement géologique survenu au lieu-dit “Le Claps”, à Luc-en-Diois, est à l’origine du marais : en 1442, le Pic de Luc s’effondre, les matériaux descendus de
la montagne comblent le torrent et font barrage.
La vallée se remplit d’eau sur près de 5 kilomètres en amont de l’actuel “Saut de la Drôme”. Le marais est donc un rescapé du “Grand Lac”.

Nous avons visité une partie du marais à pied grâce à un sentier balisé et aménagé avec des caillebotis.
Cet aménagement permet aux visiteurs d’être canalisé à un seul endroit et laisse la flore et la faune à l’abri des piétinements et autres désagréments induit par les fortes fréquentations touristiques.

Ensuite, nous somme allés au pied du CLAPS pour prendre notre goûter.

Après ce moment de détente, nous rejoignons le camping de Miscon où nous passerons la nuit avant notre grande randonnée de demain. Nous y retrouvons Mathis, notre dernier camarade pour cette aventure.
Grande première pour quasiment tout le monde : le montage du camp.
Trouver un emplacement plat, monter la tente, planter les sardines.... Nous mettons un peu de temps mais c’est la première. Dans 10 jours nous serons capable de le faire les yeux fermés !
Après le repas et avant de dormir, petite veillée présentation et ensuite, une partie de loup garou !

Vendredi 10 juillet

Départ pour la randonnée !
C’est donc parti pour plusieurs heures de marche le long du GR91, le col du Pinet n’a qu’à bien se tenir, nous voilà !
Après les longues montées, les descentes, les petits chemins et les paysages magnifiques, nous arrivons au Pont de Menglon où nous passerons la nuit.
Nous enfilons nos maillots de bain et allons nous rafraîchir en jouant dans la rivière sous le regard attentif de Tamara et Ana.
Avant de monter le camp, nous réalisons nos premières analyses d’eau !
Nous commençons par découvrir nos fiches de terrain.

Dans un premier temps la partie caractéristiques hydro-morphologiques et relevés physico-chimiques.
Il faut identifier les caractéristiques du site d’échantillonnage (largeur, profondeur, vitesse du courant...) réaliser des tests de turbidité et granulométrie, faire nos relevés chimiques.

Dans un second temps la partie Faune, Flore et état écologique du site.

Pour cela nous réalisons une analyse bactériologique (présence de coliforme ou non), identification de la flore et faune ambiante et terminons par réaliser l’Indice Biologique (IBGN) et l’état écologique de la rivière.

Il est temps ensuite de monter notre campement. Ça va déjà plus vite qu’hier et le sol est nettement moins sec. Ouf, nous ne tordrons pas trop de sardines ce soir...

Samedi 11 juillet

Ce matin, de beaux vélos nous ont été apportés. Nous prenons quelques minutes afin de vérifier une dernière fois notre itinéraire et c’est parti pour nos premiers essais sur l’air de picnic !

Une fois la prise en main assurée et le casque sur la tête, nous donnons nos premiers coup de pédale direction Die où nous passerons quelques jours au camping de Justin. Mais avant, il va nous falloir parcourir les
km qu’il reste à parcourir.

Heureusement que nous avions des casques car Maxime s’est improvisé cascadeur à deux reprises mais pas d’inquiétude, rien de grave. Juste quelques éraflures sur les tibias.
Nous arrivons en fin de matinée au camping et prenons le temps de manger et d’installer notre campement pour les trois prochains jours.
Après une petite visite du camping, nous décidons d’aller tester la piscine. Résistance aux plongeons, hauteur des éclaboussures.... rien n’est laissé au hasard !

Cet après midi nous nous interessons à la vie des insectes des cours d’eau. C’est donc armé de notre tellinier que nous sommes aller débusquer des larves , nous les avons ensuite placées dans des boîtes de pétri puis nous les avons identifiées (non sans mal) grâce à nos clé de détermination. Nous avons également abordé quelques notions au sujet de la chimie de l’eau.

Dimanche 12 juillet

Ce matin, deuxième réveil au camping. Au programme pour ce début de journée, explication d’un bassin versant, d’où viennent les cours d’eaux.

Nous avons également contrôlé la qualité de la zone de baignade de la rivière.

Jusqu’à présent, rien a signalé. La rivière Drome est vraiment très propre en ce début de période estivale. Mais qu’en sera-t-il au mois d’août ? Réponse à la fin de l’expédition des ados qui aura lieu du 6 au 16 août prochain !
Ce soir nous organisons une veillée contes et légendes où nous racontons des histoires chacun notre tour.

Lundi 13 juillet

Aujourd’hui nous allons faire des analyses de qualité de la rivière La Meyrosse.

Lors des dernières analyses de qualité de la rivière Drome, l’étude officielle qui recherchait les différentes sources de pollution à oublié ce cour d’eau. Nous avons donc été missionné pour compléter cette étude.

Après le picnic nous sommes allés nous promener dans Die où nous avons pu acheter quelques souvenirs, des cartes postales et manger une glace !

Mardi 14 juillet

Pas une minute a perdre, ce matin nous devons ranger notre campement car vers 11h, nous partons direction Sainte Croix pour une initiation canoë. Environ 2 heures de descente jusqu’à Pontaix.
En chemin, nous gardons les yeux grand ouverts car nous avons 3 missions cette année :
1- Repérer les indices de présence des castors
2- Identifier l’ambroisie à feuille d’armoise
3- Identifier la renouée du japon

Le premier point car le syndicat mixe des eaux n’a pas encore de données précises à ce sujet et nous a donc missionné pour une première étude de répartition.
Le deuxième et le troisième car ce sont des plantes invasives. Chaque années, elles remontent dans la Vallée du Rhône et colonisent de plus en plus de terre.
L’ambroisie est d’autant plus importante à surveiller car sont pollen est extrêmement allergène. Cela est du à la structure de ce dernier. Il est composé de centaines de petit crochets et par conséquent, s’accroche partout.

Une fois arrivés à bon port, nous réalisons les analyses pour la qualité de l’eau et ensuite, nous montons notre campement.

Ce soir nous mangeons autour d’un beau feu de camp et finissons la soirée en chanson.

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